sept

21

Témoignage d’Astrid et Dominique Cochelard

Par Administrateur

Bonjour à toutes et à tous,

Après notre rencontre nationale à Lourdes avec les personnes handicapées autour du thème « Avec un handicap, passionnément Vivants ! »,
vous pourrez entendre entre autre le témoignage de Dominique et d’Astrid Cochelard.

L’émission s’intitule « Vous avez dit fragile ? ». Elle passera sur la radio RCF  le 27 septembre à 21h et le 1er octobre à 19h.
Elle durera 55 mn.
Sur la bande FM, vous pouvez écouter RCF dans la métropole lilloise sur 97.1 FM.

Sinon, sur internet, voici le lien : www.ecouterradioenligne.com/rcf-lille/

Fraternellement Dominique et Astrid

 

juil

5

Témoignage d’un fidèle lu à Pierre lors de la messe du 26-06

Par Administrateur

Pierre,

Il était une foi, un chemin.
Un fils perdu dans les méandres du monde, égaré dans les ténèbres.

Il était une foi, une rencontre un instant hors du temps de La Rencontre du fils avec Le Père :

La Grâce de la conversion.

Il EST une foi Pierre.
Je pris mon téléphone (le 15 janvier 2014) la voix tremblante ne sachant comment nommer mon interlocuteur : Monsieur, Père, l’Abbé …?
Je finis par lâcher un « Bonjour mon Père ». « Voilà je voudrais me faire baptiser mais j’ignore tout des démarches à suivre et j’ai mille questions à vous poser. »

Réponse de Pierre : « Voici ce que je vous propose, voyons nous samedi-ci, c’est assez rare mais je n’ai pas de rendez-vous et nous reparlerons de tout cela, quant aux questions nous discernerons avec l’Esprit Saint ne vous inquiétez pas. « 

Je suis venu, nous avons trialogué l’Esprit Saint, Pierre et moi.
Tu m’as parlé de « construction » Pierre, je ne savais pas encore que tu serais l’artisan compagnon de mes nouvelles fondations – le contremaître de l’avancement des travaux de mon âme.
Tu me remis ce jour du samedi 18 janvier mon premier Évangile, avec Saint Luc comme premier éclaireur dans la Foi Chrétienne.
J’ignorais tout, tu m’as accueilli, écouté, rassuré et désaltéré de la parole de Dieu. Puis, je suis parti en paix avec un chemin éclairé et le numéro de téléphone de Thérèse SONCIN, ton amie et mon accompagnatrice que je voyais chaque semaine pendant plus d’un an et qui a veillé à mon épanouissement spirituel avec la bienveillance d’une mère. Nous pensons très fort à elle qui a posé Foi et Espérance aux pieds de Notre Seigneur.

Tout était nouveau, merveilleux et transperçant d’Amour ! Thérèse me permit de rencontrer une autre Thérèse dont le mari Alain deviendrait mon parrain de Baptême, Alain et Thérèse GUICHARD, m’ont accueilli bras ouverts avec générosité et spontanéité Chrétienne.
Chaque étape du catéchuménat ponctuée par une Messe fût l’occasion de te découvrir berger attentif au milieu de tes brebis servant la Cérémonie avec solennité dans une intense émotion et la volonté d’offrir à Dieu, tes frères, tes ouailles, Ses enfants … Rappelant à tous l’importance de faire bon accueil à chacun d’entre nous  » ça compte  » disais-tu.
Quant à nous Marie, Emilie et moi-même nous nous abandonnions à toi l’humble serviteur du Père, l’artisan de la volonté de Dieu pour nous faire devenir par le plus Grand des Sacrements [notre Baptême] Enfants de Dieu.

Nous n’oublierons ainsi que tes paroissiens, jamais ce moment de Grâce … grâce aussi à toi Pierre.
Puis ce fût la fraction du Pain de vie La Première Communion, où tu nous as partagé le Christ Ressuscité, ton Ostie !
Tout était parfait face et avec notre nouvelle famille Chrétienne, Saint Lambert gonflée comme un cœur dilaté par tant de charité fraternelle communiant à la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus Christ.

Pour ma part, je n’ai jamais été autant embrassé que ce jour du 4 avril 2015 Béni de Dieu où j’ai failli prendre feu !!
Merci Pierre d’avoir si bien orchestré aidé de toutes les bonnes volontés de la paroisse de Wattimars, cette étape fondatrice dans le pèlerinage de nos existences appelée à la suite du Christ à la Vraie Vie par avec et en Jésus Miséricordieux.

Je voudrais terminer, et comment ne pas le faire, par évoquer tes homélies toujours plus en phases avec nos réalités pleines de tendresse et de miséricorde toujours rafraîchissante et en y prêtant bien l’oreille: un mot, une phrase, une expression à destination de chacun là où il en est, invité à continuer, se relever et avancer avec Marie dans les pas du Seigneur.
L’exercice de l’écriture est un art difficile (je l’éprouve en ce moment !). Ton humanité sensible, transpire dans chacun de ces textes. Une force tranquille ne venant pas « d’à gauche » mais d’en Haut ! Une certaine sagesse et vérité m’ont permis( et je ne suis pas le seul ) à plusieurs reprises alors que je m’enfonçais dans la nuit de la Foi, déjà ! de me relever regonflé à bloc de l’Amour que tu as disséminé remettant  » l’Église au milieu de village  » selon l’expression et par la même remettre à l’unisson nos cœurs parfois dissonants toi mon Pierre, notre Abbé, l’horloger de nos âmes parfois trop avancées, en retard et/ou voir arrêtées. Un tour de clef et la revoilà réglée à l’heure de l’Éternité.

Bonne route Pierre où que tu ailles le Seigneur sera devant toi, au nom de tous les paroissiens de Wattimars : nous t’aimons et te remercions pour tout ce que tu as apporté à notre Église.

Que Dieu Tout-Puissant te Bénisses et Marie te protège,

MERCI Pierre

(Un fils prodigue)

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Pour télécharger le texte en pdf: Témoignage

 

juin

19

Un an après, que reste t’il des JMJ ?

Par Administrateur

Un an après, que reste-t-il des JMJ ?

Pauline Cochelard vous propose son témoignage.

le samedi 5 juillet après la messe de 18h30

A la salle paroissiale de Templemars.

 

Nous comptons sur votre présence et votre participation.
Un pot de l’amitié clôturera cette rencontre.

Pour l’EAP 

Philippe ROGEE

 

oct

23

Michel Deswarte – La Vie en Abondance

Par Administrateur

Michel Deswarte

Le Père Michel Deswarte a écrit, il y a quelques années, un livre retraçant sur 220 pages son parcours depuis son enfance jusqu’à 2004:

“La Vie en Abondance”

Il s’agit d’un superbe témoignage humain et d’une magnifique déclaration de foi.

Il nous fait aujourd’hui le plaisir d’accepter la mise à disposition de cet ouvrage via notre site.

Pierre M.

Pour obtenir (gratuitement) ce livre sous forme d’un fichier pdf, il vous suffit simplement d’en faire la demande en envoyant un mail à l’adresse webmaster@wattimars.com ou en cliquant directement sur ce lien (qui générera automatiquement le mail)

 

Couverture LVEA

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TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos : ... Et pourtant, elle change  ......................................  1
Chapitre I : "Arrêt sur image"  ...................................................  7
Chapitre II : Treize années de "mise à l’écart"  .................................  35
Chapitre III : Vicaires, pas enfants de choeur ! .................................  59
Chapitre IV : Dans le vent des prophètes (1948-1959)  ............................  97
Chapitre V : Seize ans au faubourg des postes (1959-1975)  ......................  119
Chapitre VI : La "parenthèse camerounaise"  .....................................  149
Chapitre VII : Seize ans à Ronchin (1975-1991)  .................................  169
Chapitre VIII : Réflexions d'un prêtre retraité  ................................  177
Chapitre IX : Au service de l'Évangile dans la presse locale chrétienne  ........  189
Chapitre X : Ce que je crois ....................................................  201
Advienne le jour ................................................................  219

 

mai

29

« Tout chrétien est appelé à prendre part à la mission du Christ »

Par Administrateur

J'ai fait une homélie là-dessus, mais c'était à Beaucamp-Ligny……

J'ai repiqué cela dans "La Croix" et je pense que cela vaut la peine d'être lu et répandu.
C'est bien dit et trop peu connu. Ce serait peut-être bien de le mettre dans nos blogs.

Bonne lecture

Michel Deswarte

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P. Christian Delarbre

ENTRETIEN: Professeur ChrIstian Delarbre, vicaire épiscopal du diocèse d’Auch (Gers), professeur d’ecclésiologie à l’Institut catholique de Toulouse.


Pour le théologien, ce « sacerdoce commun » des baptisés, remis en vigueur par le concile Vatican II, fait partie de la tradition de l’Église depuis l’Écriture sainte

 

 

Qu’est-ce que le sacerdoce commun des baptisés ?

P. Christian Delarbre : Le sacerdoce désigne une médiation dans la relation entre Dieu et les hommes. Cette médiation est parfaite en Jésus Christ. Mais, par son baptême, tout chrétien est appelé à prendre part à la mission du Christ là où il se trouve, quel que soit son état de vie. Le sacerdoce commun des baptisés signifie donc avant tout leur participation au sacerdoce du Christ. Il est appelé commun non parce qu’il est quelconque, mais parce qu’il est reçu en partage par tous les baptisés.

C’est considérable : chaque fidèle du Christ est appelé à participer à la mission de salut du Seigneur. Et pour cela, nul besoin d’autorisation, d’appel hiérarchique, d’envoi, de reconnaissance institutionnelle : par la grâce du baptême et de la confirmation, l’Esprit Saint consacre chaque fidèle du Christ pour participer à l’œuvre du Christ.

Comment s’articule-t-il avec le sacerdoce des prêtres ?

P. C. D. : Les deux réalités sont ordonnées l’une à l’autre. Le ministère sacerdotal exprime de façon « extérieure et visible » le sacerdoce du Christ auquel nous avons tous part. Il a été institué pour manifester que tout vient du Christ, que cette mission demeure celle du Christ, et non pas nôtre. Le premier sacerdoce appartient à la nature même de l’être chrétien, le second n’est reçu que par quelques-uns en vue du bien de tous.

Saint Augustin l’exprimait ainsi : « Avec vous je suis chrétien, pour vous je suis évêque. » Entre les deux sacerdoces, il y a une différence de nature et non de degré : la participation des fidèles n’est pas moins importante. Au contraire. Le sacerdoce ministériel n’existe pas pour lui même mais il est au service de la vie chrétienne, pour aider à vivre pleinement cette participation au sacerdoce du Christ, que Vatican II exprime aussi par l’appel de tous à la sainteté.

Justement, ce « sacerdoce commun » est-il une découverte de Vatican II ?

P. C. D. : Non, il fait partie de la Tradition de l’Église depuis l’Écriture sainte. La première Lettre de Pierre parle de la « race élue, sacerdoce royal, nation sainte, peuple que Dieu s’est acquis » (1 P 2, 9). Saint Paul à son tour met l’accent sur le peuple de Dieu où il n’y a plus « ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme » (Ga 3, 28). Plus largement, il s’enracine dans la prédication du Christ qui invite tous ses disciples à l’imiter. Mais il est vrai que le sacerdoce baptismal à certaines époques a pu être éclipsé par le ministère sacerdotal. Ce que Luther n’a pas manqué de critiquer très durement, en allant jusqu’à affirmer que le sacerdoce ministériel avait détruit le « vrai sacerdoce ». 

Le concile Vatican II a véritablement mis en valeur le sacerdoce commun des baptisés. Ce qui n’allait pas de soi, comme l’illustrent les discussions autour de la rédaction de Lumen gentium . La première version du schéma de la constitution sur l’Église traitait prioritairement de la structure hiérarchique et de l’épiscopat, puis des laïcs « Peuple de Dieu » . Le deuxième schéma, qui fut finalement adopté, commence en revanche par parler du « Peuple de Dieu », comprenant donc l’ensemble de l’Église, puis consacre un chapitre à l’épiscopat, et le suivant aux laïcs. C’est une décision très importante, car elle met l’accent sur l’égalité fondamentale des membres du peuple de Dieu.

Cette redécouverte avait été préparée de longue date…

P. C. D. : Elle remonte déjà, entre autres, à saint François de Sales et sa spiritualité pour tous les fidèles. Mais c’est au XXe siècle que l’Église prend conscience plus nettement de cette dimension d’apostolat que tout chrétien remplit selon son charisme. Dans ce monde bouleversé par la révolution industrielle et la naissance des démocraties modernes, l’Église est sortie de la chrétienté et s’interroge : comment un chrétien doitil se situer dans la société ? Un vaste mouvement d’apostolat des laïcs, avec l’Action catholique, vise à faire de chaque chrétien un apôtre en son propre milieu. Les papes vont alors donner un cadre théologique à ce mouvement, se démarquant d’une opinion généralement admise d’un « laïcat réduit à une obéissance de mineur sous tutelle », comme l’écrivait Mgr Philips, acteur essentiel de la rédaction de Lumen gentium .

Avec le manque actuel de prêtres, n’y a-t-il pas le risque de passer de l’engagement des laïcs dans le monde à leur collaboration au fonctionnement de l’Église ?

P. C. D. : Ces deux dimensions coexistent déjà dans le concile Vatican II : d’une part, le sacerdoce commun comme droit de tout fidèle à rendre l’Église présente au monde et, d’autre part, l’appel large à participer à la vie communautaire de l’Église ellemême. Il est vrai qu’avec le manque de prêtres, ce deuxième appel est davantage valorisé aujourd’hui. Cela ne doit pas affaiblir la mission du chrétien dans le monde, surtout dans une société où l’on peut être tenté de vivre dans une communauté fervente mais repliée sur elle-même. Cela dit, notre société sécularisée, qui ne connaît pas le Christ, a également besoin du témoignage de la communauté chrétienne. L’un ne va pas sans l’autre.

Que pensez-vous des mouvements de contestation sur la place des laïcs dans l’Église, en Allemagne, en Autriche, en Irlande ? Faut-il confier de nouveaux ministères ?

P. C. D. : Ce que je remarque, c’est qu’en France, où l’on dénombre plus de 9 000 laïcs avec lettres de mission, la contestation n’est pas aussi forte. Est-ce parce que beaucoup de catholiques français ont des responsabilités au sein des conseils épiscopaux, dans les services diocésains ? Ce ne sont pas de simples tâches d’exécutants mais de véritables responsabilités exercées au plus haut niveau d’un diocèse. Même si le travail de reconnaissance n’est pas achevé, ces charges qui leur sont confiées n’ont pas besoin de se poser en concurrence avec le ministère des prêtres. Mais peut-être sont-elles insuffisamment mises en valeur dans les Églises où naissent les mouvements de contestation ?

Le gouvernement de l’Église est lié au sacerdoce ministériel. Pour faire droit à la revendication des laïcs, ne faudrait-il pas dissocier responsabilité et sacerdoce ?

P. C. D. : Une chose est que le prêtre soit un homme, car il représente la réalité du Christ dans son humanité concrète, une autre est la pratique du pouvoir et la question légitime de son exercice. L’Église est un peuple convoqué par le Seigneur et cela se manifeste dans la figure de l’évêque, successeur des Apôtres, qui gouverne au nom du Christ pasteur. D’où la question essentielle aujourd’hui de savoir comment il gouverne. Est-il seulement entouré de prêtres ? Dans beaucoup de diocèses, les responsables laïcs, qui sont en majorité des femmes, participent avec l’évêque et les prêtres, aux choix des options pastorales. Certains voudront qu’elles soient ordonnées par souci d’égalité. D’autres, à l’inverse, vont déplorer que cela dévalorise le prêtre… La vérité me semble au centre. Il est surtout important de considérer comment l’évêque peut se doter de véritables collaborateurs.

Comment éviter la tentation de prendre des laïcs uniquement pour « combler les trous » laissés par le manque de prêtres ?

P. C. D. : C’est assez facile à enseigner comme professeur d’ecclésiologie, plus difficile à mettre en pratique comme curé ! Lorsqu’une catéchiste annonce par exemple qu’elle arrête, on est vite tenté de se demander qui va la remplacer dans l’organigramme, plutôt que de partir des personnes et de leur appel particulier. Mais il s’agit d’inverser la perspective : tout fidèle a reçu de l’Esprit Saint des charismes pour communiquer sa foi et participer à l’édification du corps entier. À nous d’aider chacun à les découvrir et les faire fructifier. Ce qui suppose de croire aussi que les tâches nécessaires à la vie de la paroisse seront remplies… Si l’on entre dans cette confiance, surgit alors une vie spirituelle inattendue.

 

« Dans beaucoup de diocèses, les responsables sont en majorité des femmes qui choisissent avec l’évêque des options pastorales. » 

 

Recueilli par Céline Noyeau
LA CROIX du 26/27/28 mai, pages 11 & 12

 

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