nov

23

Célébration de Noël des tout-petits (2-7 ans)

Par Redacteur

  •  Samedi 22 décembre à 16h à St Lambert

Noël-petits

déc

12

Célébrations de Noël 2013 – Horaires

Par Administrateur


Samedi 21 Décembre à 15h30

Église Saint-Lambert de Wattignies


Célébration de Noël pour les 2 – 7 ans

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Mardi 24 Décembre à 18h30

Église Saint-Lambert de Wattignies


Messe de la nuit de Noël, précédée de chants à 18h15

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Mercredi 25 Décembre à 10h30

 Église Saint-Martin de Templemars


Messe du jour de Noël

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déc

7

La crêche qui parle

Par Administrateur

Paroles de santons

C’était dans une petite église bien pleine. Il faut dire que c’était Noël.
Cette nuit-là, quand Jésus est né, il n'y avait pas que Marie et Joseph autour de lui,
mais aussi des bergers, et, de plus, des bêtes, de braves bêtes inoffensives qui élargissaient le cercle de famille.
Et tous les santons de la crèche ont voulu se présenter.

Écoutons-les !

 

L'âne

Oui, je parle le premier. On commence par le plus bête. Je suis l'âne : ça s’écrit (paraît-il) avec un accent circonflexe qui a la forme du bât qu'on me met sur le dos. Je passe pour être le symbole de la niaiserie, de la bêtise. Vous les hommes, vous donnez mon nom en dérision aux cancres. Et vos inepties, vous les appelez des âneries. Pas flatteur !

Mais, vous savez, être bête, quand on le sait, ce n'est pas la pire des catastrophes. On dit souvent ‘’bête et méchant’’, c’est abusif. Parce qu'on peut être une bonne bête, voyez-vous; chez nous les ânes, c'est notre genre. On n'est pas orgueilleux. Si on a la réputation de n’être pas très obéissants, ce n'est pas qu'on se rebelle. On est un peu bornés, voilà tout.

Or, pour vous donner au monde un Sauveur, Dieu a eu besoin de moi. Oui, on m'a fait trotter de Galilée en Judée jusqu'à Bethléem en portant Marie, et Dieu aussi était sur mon dos, puisqu’il vivait déjà au sein de Marie. D'ailleurs je suis habitué à avoir tout le monde sur le dos, mais pour une fois cela me ravit ! 

Rappelez-vous la fable de La Fontaine sur les animaux malades de la peste, c’est moi qui ai encaissé le coup.

Bref, cette nuit-là, j'aurais pu être fier, me pavaner, narguer les superbes chameaux qui me dominaient du haut de leur suffisance : c'est vrai que ces bêtes-là, ça a beaucoup de capacités, dit-on, surtout … pour boire !.

Finalement, à la crèche, je représentais peut-être quelque chose de vous les humains ou quelques-uns d'entre vous. Je démontrais au moins qu'auprès de Dieu il y a de la place pour tout le monde, vu que j’y étais. Aujourd’hui il y a place aussi pour les sans papiers, les sans toit, les sans emploi, tous les sans quelque chose, et ils sont nombreux dans votre monde barbare.

Le boeuf

Qu’est-ce qu’il est bavard, cet animal ! A moi de parler. Moi, je suis le boeuf. Je n'ai pas grand chose à dire. D’ailleurs, vous avez un proverbe qui dit : Avant de parler, il faut tourner sept fois la langue dans sa bouche. Ce geste-là, je le connais, je suis bien placé pour le savoir, puisque je suis un ruminant.

Figurez-vous : heureusement que j'étais là dans cette étable. J’étais plutôt le bienvenu, car il n’y avait pas de chauffage. Nous les boeufs, on n'a pas de pétrole, on n’a pas d'idées non plus, mais on a du souffle: ça vous manque quelquefois à vous, les hommes !

Il y a un souffle qui m'avait précédé : le souffle de l'Esprit, mais là ça me dépasse. Vous dites aussi, vous les hommes : on fait ce qu’on peut, on n’est pas des bœufs ! Ben voilà, j’ai fait ce que je pouvais : j’ai soufflé. Je pense que le Saint Esprit n'était pas mécontent de me voir là, ça comblait une solitude, car les hommes, cette nuit-là, autant vous dire qu’ ils étaient aux abonnés absents.. 

Ah! Si les hommes avaient su que le Fils de Dieu était arrivé, ils auraient bien fait de ne pas laisser faire le comité d’accueil par des bêtes. N’empêche qu'on était là, même si l'Evangile a oublié de le signaler, mais nous avons une preuve qui ne trompe pas : la photo de famille, votre crèche de ce soir ! 

Les bergers

Nous voici, nous les bergers. Nous savons exactement reconnaître la bonne constitution d'un mouton nouveau-né, mais cette nuit-là c'est nous qu'on envoie pour saluer un nouveau-né ! Retrouver l'agneau ou la brebis perdue, ça nous connaît, c'est notre métier,. Notre métier, c'est le mouton, la brebis, la mise à bas, la traite, le fromage, la tonte, les vastes pâturages. Et voilà qu'on nous demande de partir à la recherche d'un enfant. Un nouveau-né fragile comme une porcelaine pour nos grosses mains calleuses et cuites par le travail. Un nouveau-né, pour les hommes rudes que nous sommes, solitaires à la peau dure, les sentinelles du troupeau, veilleurs autour d'un feu et guetteurs d'aubes, des nomades toujours en exode, plus habiles à rameuter les chiens et à rassembler le troupeau qu'à pouponner un nouveau-né. Bref, nous étions peu fréquentables et nous voilà convoqués les premiers, tout émus. Finalement, c’est le monde des petits que nous représentons

L'ange

Bergers, vous l’avez compris, ce petit qui vient de naître est justement l'agneau de Dieu, comme l’a appelé Jean-Baptiste. Il est, couché dans une mangeoire, la place d'un agneau nouveau-né. Ce petit, il a la fragilité de l'agneau, il en a la douceur. Vous voilà appelés à être les bergers de l'Agneau Dieu.

Voix off

Nous, les travailleurs de la nuit, nous nous reconnaissons dans ces bergers confrontés à une vie dure, privés souvent d'une vie de famille. Ils seront nombreux en cette nuit de fête, les travailleurs de la nuit, à piloter les avions, à conduire les trains, les bus, à assurer des permanences auprès des malades, à cuisiner dans les restaurants, à veiller à la sécurité de la rue, à répondre aux appels de détresse, à rejoindre les SDF pour leur proposer une soupe et un abri. Ils assurent la fête des autres. 

Une femme

En s’inspirant de cette nuit de Noël, on a appelé crèches ces lieux où l'on accueille nos petits-enfants. Des femmes veillent sur nos tout-petits, déploient toute leur tendresse auprès d'eux, tandis que leurs parents sont au travail ou peut-être soignés à l'hôpital. Tous ces petits, chers au coeur de Dieu, dans les crèches de nos villes, des femmes les reçoivent et les traitent maternellement. Devant la crèche de Noël, nous ne pouvons les oublier, les femmes de toutes nos crèches qui veillent sur les enfants des autres. 

Les moutons

Nous voici, nous les moutons, classés parmi les mammifères ruminants. On nous dit faciles à élever autant sur les sols pauvres que sur les sols riches…autant dire que nous sommes faciles à exploiter ! Aristote a dit de nous : « le mouton est le plus sot et le plus absurde animal du monde ».
Belle réputation ! Mais peut-être qu'Aristote, pour dire ça, ne devait pas bien connaître les hommes ! Enfin, admettons-le, nous sommes bêtes et Panurge en a fait la preuve: en faisant se noyer un mouton, il a sans difficulté fait se noyer le troupeau tout entier. C'est pour cela que, vous les hommes, vous dites "suivre comme des moutons".

Nous vous servons de somnifère. Oui, un somnifère sans le risque d’un stupéfiant. Car que faites-vous en cas d'insomnie ? Vous comptez des moutons jusqu'à ce que vienne le sommeil. Vous vous intéressez beaucoup aussi à notre toison, vous nous mangez la laine sur le dos, en nous tondant régulièrement. Vous appréciez notre bonne laine si chaude, mais nous, diminués de moitié après la tonte, nus et maigrichons, nous grelottons en attendant que la laine repousse.

La Bible parle souvent de nous. Ainsi. Moïse gardait les moutons de son beau-père, quand le Seigneur l'a interpellé par la vision du buisson en flammes…Et David, lui aussi, le dernier de sa famille, berger de Bethléem, était avec ses moutons quand Samuel est venu le chercher pour en faire le roi du peuple de Dieu ? 

Joseph

Je suis Joseph. Je sais que je ne tiens pas un premier rôle. Je ne suis pas vantard, mais je protesterais tout de même si l'on faisait de moi un simple figurant. Oui, je sais, il y a le coup du Saint Esprit qui m’a volé ma paternité « biologique » comme vous dites maintenant, cela vous donne l'occasion de plaisanteries. Faciles, usées même. Si ces plaisanteries vous amusent, moi, ça me laisse froid. Car il y a une sagesse que connaissent bien ceux d’entre vous qui ont adopté un enfant….( Bien qu’ici, c’est plutôt moi qui suis adopté par l’enfant ! ) Enfin que nous dit cette sagesse ? Elle dit ceci : ce qui fait qu’on est père ou mère d’un enfant, ce n'est pas toujours la biologie, vous le savez bien ! C'est plutôt qu'on se comporte comme un vrai père, et que l'enfant vous reconnaît comme tel. Il ne faut pas seulement adopter l'enfant, il faut aussi que l'enfant vous adopte. Et là je m'y retrouve tout à fait !

Lisez donc l'Évangile. On m'y fait tenir le rôle de père quand il s'agit de prendre des responsabilités familiales : on m'a demandé de reconnaître cet enfant, de lui donner son nom "Jésus, Ben Youssef", Jésus, fils de Joseph, c’est son identité que j’ai déclarée au recensement de Bethléem.. On m'a demandé de le prendre par la main, de le prendre par le coeur, de le prendre pour le mien, de le prendre pour un roi, comme le chante Yves Duteil ! Oui, et même, quand le roi Hérode s'est mis à conspirer contre la vie de cet enfant, c'est bien moi qui ai reçu la mission de prendre l'enfant et sa mère pour les mettre à l'abri en Egypte. Et c'est moi encore qui fus chargé de les ramener après la mort d'Hérode. Et c’est aussi moi qui lui a appris le métier de charpentier avec toutes les ficelles du métier ! Alors, pensez de moi tout ce que vous voulez, je n'ai aucun complexe et j'ai été heureux d'être choisi pour protéger celui que Dieu le Père avait de plus cher. Dieu le Père et moi, on s'est bien entendus, croyez-le !

MARIE

Un enfant nous est né ! Oui, un bébé ! Tendez votre main, n'hésitez pas. Voyez comme il est beau ! La joie éclate en mon cœur ! Bien sûr, j'aurais rêvé d'un endroit plus convenable pour sa naissance. J’espère qu'il n'attrapera pas le rhume des foins dans toute cette étable ! Je l'ai bien emmailloté. Et puis, heureusement, il y a le boeuf et l'âne: on peut compter sur eux, ils ne ménagent pas leur souffle pour chauffer mon tout-petit, mon Jésus….Voyez son doux visage ! On dirait qu'il rit aux anges…

A propos d'ange, pouvez-vous imaginer ma stupeur, lorsque l'ange du Seigneur, l’archange Gabriel est venu m’apporter le message de Dieu ? Moi, l’humble petite Marie, Le Seigneur m'avait regardée ! J'allais concevoir et mettre au monde un enfant par l'Esprit Saint ! J'étais intimidée. L'ange avait même ajouté : "Tu mettras au monde un garçon, tu l'appelleras Jésus."  D'habitude on ne savait pas ces choses-là à l'avance ! J'étais sans voix, troublée, bouleversée. ….. 

Pourtant, j'ai dit oui. C'est de tout cœur que j'ai dit oui au Seigneur : devant tant de délicatesse et de prévenance, je ne pouvais que lui faire confiance. Avec toute la force de mon amour humain, j'ai dit oui à l'AMOUR INFINI..

Une paix très douce m'a envahie, cette paix rayonne maintenant sur le visage de mon enfant, c'est la PAIX DE DIEU, la paix pour chaque personne qui veut bien la recevoir, l’accueillir,, car, voyez-vous, cet enfant qui nous est né, c'est l'EMMANUEL, il est DIEU PARMI NOUS, il est l'AMOUR incarné !

L'ange du Seigneur

Ne me cherchez pas du regard, vous ne me verrez pas, je suis pourtant bien là: je suis l'ange du Seigneur. Celui qui vient de naître n'est pas en état de parler. Alors, c'est moi aujourd'hui qui vous transmets son message.

Regardez-le. Son message, ce n'est pas le bruit des paroles, le bruit qu'on fait avec ses lèvres. Son message, c'est plus fort que des mots. Son message, c'est Lui en personne.

Pensez donc : avec ce petit d'homme, c'est Dieu qui se donne à voir. Dieu nu. Dieu impuissant. Dieu donné….donné, mais en attendant, qu’un jour il soit livré, vendu, trahi ! Voilà le Don de Dieu qui nous est fait.

Même s'il n'avait jamais rien dit par la suite, vous sauriez déjà, rien qu’en le regardant, que Dieu vous aime, qu'il aime tous les hommes. Dieu n'est pas raisonneur comme vous, les hommes, vous l'êtes trop souvent. Et même,après tout ça, vous vous permettez de lui demander des comptes !

Dieu vit avec vous. Dieu habite chez vous. Il habite en vous, il souffre avec vous. Dieu meurt avec vous.
Et la force de son amour est invincible.

Venez donc à la crèche, vous tous, sans faire les malins. Et même si vous apportez quelque chose, (pas pour lui, il n’en a plus besoin, mais pour vos frères) pensez que Dieu vous a fait, un cadeau incroyable en vous donnant son Fils. 

 

Michel DESWARTE

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